MAZAMET : 26 - U.A.G.R. : 28

Mi-temps : 14 / 3

VILERS - LARROQUE- BRETON
JANY - POTENTE
FARRET -NOYER B-DAUBA
LOURMIÈRES - GOZE C
GOZE T. - HERMET -ESTÉBAN - NONGA IBAA
CORDIER.
DIKHAL BLANCAL - MACIOTA- OURGAUD

BEKHTARI - ELOFER - ALIBERT - FIEVRE - MALIGNON - ESCAFFIT - GELY - CANDA


Arbitre de champ :

Pour Mazamet: 3 essais (37' - 52' - 69') - 1 transformation (69') - 3 pénalités (2' - 14' - 23')
Carton jaune : '

Pour l'U.A.G.R. : 3 essais (M. CANDA 56' -B. MALIGNON 75', 80') - 3 transformations (C. GOZE 56',75', 80') - 2 pénalités (C. GOZE 17' - 42' - ).
Carton jaune :32' - 36' - 57'

Remplacements tactiques : S. ELOFER N. NONGA IBAA 37' - N. NONGA IBAA S. ELOFER 44'- A. ALIBERT A. POTENTE 47' - S. ELOFER M. VILERS 49' - M. CANDA T. BRETON 49'- S. GELY K. LOURMIERES 52' - A. BEKHTARI L. LARROQUE 58' - T. ESCAFFIT N. NONGA IBAA 58' - B. MALIGNON R. NOYER 60' - J. FIEVRE B. JANY 60'

Menés tout au long du match à La Chevalière-Lucien-Mias ce dimanche 12 octobre, les Gaillacois ont livré cinq dernières de folie afin de renverser les Mazamétains, battus pour la première fois de la saison (28-26).
C’est grâce à des dénouements de ce genre que le rugby est beau. Et de tels scénarios sont forcément magnifiés s’ils surviennent lors d’un derby. Par chance, c’est tombé sur celui qui a animé le Tarn en Fédérale 1. Mais ceux qui étaient animés, habités, ce furent les Gaillacois. Au moins pendant cinq minutes. Derrière au score durant toute la rencontre, les hommes de Jérémie Raffanel et Sylvain Dupuy ont enfin trouvé cette avancée, cette légèreté caractéristique de leur jeu, au cours des ultimes minutes d’un derby malgré tout peu passionnant.
Mais ces cinq minutes-là ont sauvé les apparences, accouché d’une issue que peu imaginaient possible à la 70e minute lorsque Jean-Baptiste Reggiardo franchissait la ligne pour la troisième fois de l’après-midi – son second triplé à La Chevalière cette saison –, pour donner un bon bol d’air aux siens (26-13, 70).
Or cet air, les Rouge et Noir l’ont aspiré à pleins poumons, afin de souffler un bon coup. Et souffler le Sporting. La première rafale est venue de Benjamin Malignon (20-26, 76), puis la tempête a sévi. L’UAG s’est mis à jouer, à réussir surtout, en touchant les couloirs, en multipliant les offloads, le tout pour remonter quasiment 100 mètres en quelques temps de jeu. Et si une maladresse est venue perturber l’ultime séquence de cette rencontre, elle n’a pas mis au placard la puissance d’Alexandre Alibert, emportant deux Sud-Tarnais, avec Thomas Farret en appui. La porte ouverte, le troisième ligne s’en allait seul entre les perches, histoire d’offrir à son buteur Charly Goze les deux points manquants pour la victoire (27-26, 80 + 1).
La touche pour Gaillac, la mêlée pour Mazamet
La troisième de rang pour les Gaillacois, décidément relancés après un début d’exercice délicat, eux qui n’ont jamais été devant au score pendant 80 minutes. Alors bien sûr, Mazamet a éprouvé des difficultés à suivre quand les visiteurs accéléraient la cadence (10, 32), mais les Bleu et Noir semblaient globalement tenir cette rencontre. Sans rampe de lancement, l’alignement étant dominé par son vis-à-vis, le SCM s’est reposé sur sa mêlée, qui martyrisait celle de l’UAG (sept pénalités). Ainsi que sur le manque de maîtrise de son adversaire, laissant l’opportunité à Benjamin Caminati de sanctionner (9-3, 24).
Face à des Gaillacois pas assez froids, souvent frustrés par les coups de sifflet à leur encontre, les joueurs du trio Alquier-Hallinger-Aliès ont pu renverser la pression, voire marquer comme lorsque les pensionnaires de Laborie ont essuyé un enchaînement terrible : bras cassé, plus 10 mètres deux fois, pénalité, essai (Reggiardo : 19-6, 58).
Ces erreurs auraient pu coûter cher si Mazamet avait fait preuve de plus d’intentions, surtout quand les visiteurs étaient réduits à 13 (40), ou simplement de plus de justesse. Car avec Gaillac, on ne sait jamais à quoi s’attendre. Surtout quand cette équipe prend feu, et consume tout sur son passage. Même le leader jusqu’ici invaincu de sa poule.


Florent Larios (La Dépêche)